
On s’est rencontrés dans un coin de rue par pur hasard, il y a deux mois environ. Tant de circonstances on dû coopérer pour que les étoiles s’alignent et qu’on soit au même endroit, au même moment. La chance n’a rien à voir.
C’était le destin, j’en suis persuadé.
Notre amitié se renforce à chaque jour qui passe. En sa compagnie, je gagne en dignité et souveraineté personnelle. Abdul, un ancien docteur ayurvédique pauvre comme un clou rouillé de fonds de tiroir mais tant de richesses émanent de cet homme, j’en suis perpétuellement surpris.
Un sourire montant jusqu’aux yeux, constamment droit et bienveillant, il n’y en a pas deux comme lui. Tout le monde le connaît. Ils disent tous que c’est un homme vénérable au grand cœur. Toujours joyeux de rendre service.
Un mala à la main, la prière jamais bien loin de ses lèvres, il est d’une telle foi envers Dieu que cela en est contagieux.
On s’lance des ‘’Incha Allah’’ et des ‘’Devam anigrèykète’’ à tout bout de champ.
‘’au rythme de dieu et que dieu te bénisse’’
L’autre jour, il m’a montré du pays. Le premier jour, on a marché pendant 7 heures.
Enfin de l’exercice digne de ce nom! Je l’attendais celui-là.

Rendu à Kovalam beach, une prière à moi fût exaucée: Un vrai double espresso.
C’est dur à décrire l’effet d’un double expresso dans un corps sans café depuis 2 mois.
Comme si mon corps et esprit étaient alignés parfaitement tout en étant alimentés par du 35 000 volts.

J’ai pas pu me retenir, j’ai sorti mon banjo et joué pendant une heure et demi sans m’arrêter. Et ce, devant une plage magnifique, bercé par l’air salin et le son des vagues.
Le paradis.

La sœur d’Abdul est propriétaire d’une maison à la montagne avec vue sur mer. Elle ne fût jamais terminée d’être construite et laissée à l’abandon. Moi et Abdul on va y mettre une toilette, une douche et une chambre. La maison sera mienne pendant mon temps ici.

Y’a de ces rencontres qui nous changent, qui nous ne laisseront pas être l’ancien et nous propulsent vers un autre niveau de souveraineté et de liberté personnelle.
Ma rencontre d’Abdul en est une comme ça.
La bonté, la générosité et l’amour inconditionnel c’est contagieux. J’en suis infecté et compte bien offrir cette fièvre à tous celles et ceux qui croiseront mon chemin.





