N.26 L’amitié

Il y a peu de choses comparables à l’amitié. À la suite d’un long voyage, revenir à un endroit où les bras ouverts abondent et le courant de vie est généreux est une vraie bénédiction.

J’suis de retour à Montréal et on me demande à quel point est-ce difficile de revenir à ‘’la réalité’’. Cher ami-e, as-tu déjà enfilé un gant chaud sur tes mains froides un matin d’hiver?
Exactement comme cela.

J’ai arrêté de me construire des histoires dans ma tête. là où je suis, j’y suis.
Il n’y a pas de tension. C’est si simple.

Plusieurs d’entre nous on oublié que peu importe où l’on se retrouve, le seul endroit c’est ‘’maintenant’’. C’est ici que le party est et sera toujours. Le sentiment quasi indescriptible de n’être réellement partie m’habite. J’ai voyagé un peu partout seulement pour me retrouver en plusieurs ‘’maintenant’’

‘’Maintenant’’ ici ou ‘’maintenant’’ là-bas sont les mêmes. Comme d’être dans une bulle intemporelle, la spatialité n’est qu’un concept auquel on s’accroche par espoir de faire sens de l’expérience inexplicable que l’on nomme ‘’réalité’’

Vous m’excuserez de mon divaguâge de mots. Ne construisons pas trop d’histoires à propos de la liberté et de l’art de vivre. Il y a infiniment plus à apprendre à cuire du pain au levé du soleil que quelques mots sur une page.
Comme le dit l’expression, retournons à nos moutons: l’amitié.

Selon moi, c’est l’une des plus précieuses richesses qu’un humain peut se faire offrir.

J’ai souvent entendu dire qu’il est ardu de se trouver un vrai ami. Je n’ai jamais réellement compris ce concept. C’est comme si un fermier ne plantait qu’une maigre quantité de graines à un nombre limité de trous car il a peur que tous les autres endroits ne portent pas fruit. Naïvement, croyant récolter un jardin vaste qui englobe le champ tout entier rendu à l’automne.

En ce qui me concerne, je ne suis pas un fermier hésitant.

J’ai lancé des semences d’amitié dans les air, donné des sacs entiers d’affinité au premier regard et considéré les gens comme étant des ami-es de longue date dès le début.

La vie est trop courte pour économiser l’amour. Le jour que la faucheuse viendra cogner à notre porte, prête à nous emporter dans son taxi, peut-être regretterons nous d’avoir partager si peu.

N’as-tu pas envie de revenir chez toi pour y trouver un jardin grandiose abondant de fruits?
Ou encore mieux, n’as-tu pas le désir que les générations futures grandissent en un environnement empli de grâce?

Moi, oui.

N.20 Le cash

L’argent n’achète pas le bonheur qu’ils disent.
Il y a une part de vérité dans le dictons: un homme riche peut être tout autant sinon plus misérable qu’un homme pauvre. Le bonheur est un choix de chaque instant. Le bonheur se cache dans les petits cadeaux de la vie qui nous attendent à chaque tournure de phrase.

C’est pas en lançant mille piastres dans les airs que le bonheur va nous tomber sur la tête.

Ceci étant dit, avec de l’argent, tu peux acheter un gâteau de fête à une petite fille de 12 ans qui est triste de ne pouvoir inviter ses ami-es pour sa fête, faute de n’avoir de gâteau à leur offrir.

‘’M’a t’el l’acheter ton gâteau, moé, criss!’’

Que j’dige, en un langage autre que celui d’un québécois de fonds de rang.

De voir le visage de la fillette s’enflammer de joie tout en s’activant à appeler ses ami-es fût une émanation réelle de bonheur. Et ce, pour 12 piasses.

L’argent n’achète pas le bonheur mais avec 10$, tu peux payer l’abonnement au gym d’un ado de 15 ans pour qu’il aille se muscler en compagnie de ses amis.

L’argent n’achète pas le bonheur, pas directement.

Mais avec 22 piasses, tu peux payer le bill d’électricité de ton ami et de sa famille.
Demain il y aura de la lumière dans l’entrée quand tu iras y passer la soirée.

L’argent n’achète pas le bonheur mais pour 10$ tu peux te faire couper les cheveux, avoir ton épicerie pour la semaine, quelques chocolats en surplus et de retourner chez toi en taxi.

Ok, cet exemple là est typiquement Indien parce qu’au Québec, pour 10$ tu as un café et une napkin.

L’argent ne fait pas le bonheur, mais avec quatre ou cinq poignées de cash, tu peux prendre l’avion pour l’autre bout du monde, t’immerser dans une culture étrangère à la tienne, et de te libérer peu à peu de tes conceptions de comment les choses se doivent d’être.

Tu peux prendre le temps de te redéfinir jour après jour, parce que tu n’as pas à te soucier de la nourriture ni du logement.

L’argent ne fait pas le bonheur, mais facilite le voyage.

Une aventure remplie de moments « What the Fuck », de larmes de mélancolie impromptue et de rencontres étranges avec des gens merveilleux.

L’argent ne fait pas le bonheur, mais pour 10 roupies, tu peux acheter un thé chaï, t’asseoir et digérer toutes les expériences des six derniers mois tout en regardant les oiseaux voler au-dessus de ta tête. Si c’est pas ça l’bonheur je sais pas ce que c’est.

N.19 ‘’Les surprenantes vertus d’un pauvre musulman au coeur plus grand que l’ocean indien.


On s’est rencontrés dans un coin de rue par pur hasard, il y a deux mois environ. Tant de circonstances on dû coopérer pour que les étoiles s’alignent et qu’on soit au même endroit, au même moment. La chance n’a rien à voir.

C’était le destin, j’en suis persuadé.

Notre amitié se renforce à chaque jour qui passe. En sa compagnie, je gagne en dignité et souveraineté personnelle. Abdul, un ancien docteur ayurvédique pauvre comme un clou rouillé de fonds de tiroir mais tant de richesses émanent de cet homme, j’en suis perpétuellement surpris.

Un sourire montant jusqu’aux yeux, constamment droit et bienveillant, il n’y en a pas deux comme lui. Tout le monde le connaît. Ils disent tous que c’est un homme vénérable au grand cœur. Toujours joyeux de rendre service.

Un mala à la main, la prière jamais bien loin de ses lèvres, il est d’une telle foi envers Dieu que cela en est contagieux.

On s’lance des ‘’Incha Allah’’ et des ‘’Devam anigrèykète’’ à tout bout de champ.
‘’au rythme de dieu et que dieu te bénisse’’

L’autre jour, il m’a montré du pays. Le premier jour, on a marché pendant 7 heures.
Enfin de l’exercice digne de ce nom! Je l’attendais celui-là.

Rendu à Kovalam beach, une prière à moi fût exaucée: Un vrai double espresso.
C’est dur à décrire l’effet d’un double expresso dans un corps sans café depuis 2 mois.
Comme si mon corps et esprit étaient alignés parfaitement tout en étant alimentés par du 35 000 volts.

J’ai pas pu me retenir, j’ai sorti mon banjo et joué pendant une heure et demi sans m’arrêter. Et ce, devant une plage magnifique, bercé par l’air salin et le son des vagues.

Le paradis.

La sœur d’Abdul est propriétaire d’une maison à la montagne avec vue sur mer. Elle ne fût jamais terminée d’être construite et laissée à l’abandon. Moi et Abdul on va y mettre une toilette, une douche et une chambre. La maison sera mienne pendant mon temps ici.

Y’a de ces rencontres qui nous changent, qui nous ne laisseront pas être l’ancien et nous propulsent vers un autre niveau de souveraineté et de liberté personnelle.

Ma rencontre d’Abdul en est une comme ça.

La bonté, la générosité et l’amour inconditionnel c’est contagieux. J’en suis infecté et compte bien offrir cette fièvre à tous celles et ceux qui croiseront mon chemin.

N.17 La neige


Deux hommes adultes et une chèvre sur un scooter. Qui conduit?

Aujourd’hui marque mon premier mois en Inde. Je suis dorénavant un être mature au ventre emplis de riz et de dosas. Mes dents sont devenues sensibles dû à la quantité de sucre se retrouvant partout, dans tout, tout le temps.

Tant de gens m’ont averti du choc culturel. À quel point l’Inde est un pays de fous, de me préparer au pire. Une fois encore, une leçon vieille comme le monde fait son apparition.
N’écoute personne et va voir par toi-même. La seule chose qui m’a réellement surpris c’est la quantité de riz qu’un indien moyen est capable de manger en un seul repas.

Avant l’Inde, j’ai passé un mois et demi au Mexique. Il y a tellement de similitudes.
J’en fus surpris.

Remplace le fromage par le sucre.
Remplace les tortillas par les dosas
Remplace l’espagnol par un dialecte Indien qui m’est inconnu et voilà!
Même recette, différent continent.

Je dois mentionner. Les arts et la culture du Mexique possédaient une place plus prononcée. Du moins, de mon expérience minimale de 40 jours. Ici, en Inde du sud, je n’ai pas trouvé de musique ou d’art. Mis à part les décorations grandiose des temples, bien sûr.

Je continue de chercher mes compatriotes.
J’vous ferai signe quand je les trouverai.

Dans la catégorie ‘’nourriture et breuvages’’ de la vie, les deux possèdent d’innombrables shop de rue emplis de pâtes et farines sous diverses formes. Pour un maigre prix, tu manges comme un roi.

Dans l’importante catégorie café, le Mexique l’emporte avec une longueur d’avance considérablement non négligeable. Ce que je veux dire est que si les deux pays entraient en en compétition pour le meilleur café, l’Inde aurait manqué son réveil matin, oublié le rendez-vous de compétition et perdu lamentablement en s’enfargeant dans ses souliers.

Je sais, je n’arrête pas d’écrire à propos du café et tout. C’est parce que mon écriture est d’habitude 60% inspiration et 40% caféine.
Ça m’prends quelques minutes à m’habituer, vous m’excuserez pour l’inconvénient.

Retournons à nos moutons ou plutôt, à notre chèvre.
L’homme #1 était conducteur, l’homme #2 était à l’arrière et la chèvre dans le milieu.
La conduite à l’indienne est une science sophistiquée. C’est un grand art!

Il fait si chaud ces temps-ci de l’année, une nuit, lorsque j’écoutais un film, une scène s’est manifestée. La scène était ceci: un crépuscule froid, humide de mi-décembre. Une neige lourde tombant sur la ville.

J’en ai quasiment eu une érection intérieure.
Pour la neige.
Pour le froid.
Pour les routes glaciales qui font danser en tremblant.

Je suis réellement un homme du nord.

Considérez moi en train de fondre dans le Tamil Nadu.
Durant les plus chauds mois de l’année.

Bobcat présent pour l’aventure!

N.16 Café trou noir

Je l’ai finalement trouvé!
Le breuvage capable de réveiller les morts. Rencontré dans un shop de coin de rue à Padmanabhapuram. Enfin, une concoction digne d’un coup de pied au visage. Je ne connais pas le mélange exact mais il porte le nom de ‘’Ginger tea’’

Assez commun, non?
Oh combien j’étais dans l’erreur. C’est seulement un petit thé au gingembre inoffensif que j’me suis dit. Ça fera un bon digestif d’après souper. Cette nuit-là, je n’ai pu dormir.

J’en ai pris un autre le lendemain. À deux heures de l’après-midi. Ça me laisse amplement de temps pour le digérer et m’endormir paisiblement une fois la nuit tombée.
Dans l’erreur, encore!

Que dieu soit loué, enfin un vrai adversaire!

On m’avait dit, avant de venir en Inde, que le meilleur café au monde s’y trouvait.
Mes attentes étaient hautes. Elles ont toutes péri brutalement, brûlées par la dure réalité. Jusqu’à maintenant, je n’ai que rencontré du café instantané et divers mélanges 50-50 de café et chicoré. Décevant tout ça pour un caféinomane.

En anglais, je peux communiquer avec la majorité des gens et avoir une compréhension mutuelle. Par contre, pour une raison inconnue, lorsque je dis ‘’strong black coffee, no extra water, no milk, no sugar, please’’, cela semble passer comme dans du beurre et je reçois une abomination instantanée remplis de sucre blanc.

J’ai donc cessé de m’essayer.

Tu vois, je ne bois pas réellement du ‘’café’’. Je bois de l’huile à moteur. J’apprécie mon café si fort que les mouches environnantes meurent de crises cardiaques à l’odeur.

À bien y penser, il y a eu un moment où j’ai pu faire l’expérience de la satisfaction extatique du caféinomane. Après avoir visité un temple avec mon ami Javi, nous sommes allés au restaurant du coin. J’ai fais ma routine habituelle de clown québécois: ‘’strong black coffee, no extra water, no sugar, no milk, please’’

Le serveur est revenu en ricanant. Personne ne requiert ce genre de folie à l’habitude, j’en suis certain. Il me regarde avec de grands yeux et dit: ‘’strong black coffee, no extra water, no milk, no sugar’’ en déposant devant moi le fruit de mes désirs: de l’huile à moteur.

Un café si noir, le temps disparaît en sa présence.
Mon dieu, mais quel moment extraordinaire!

C’est les petites choses de la vie, mon ami.
C’est dans les petites choses que le grandiose se cache.

Pour Félix n.3

*Attention* Cette chronique est spécialement écrite de manière plus trash.
Moi et Félix c’est comme ça que ça se passe.

Ok bro, j’suis en train de boire le café le plus léger ever.
C’est tellement décevant que j’ai décidé de t’écrire.

Pour ceuzes qui savent pas, moi et Félix on boit que du café trop fort.
Sinon, ça finit d’in vidanges.

Bref, j’reviens des montagnes. j’étais dans un village du nom de San Mateo.
T’aurais aimé ça. le vrai silence de campagne, des gens sympathiques pis une p’tite attitude redneck séduisante; ça brûle les vidanges par icitte.

Y’avait des endroits qu’on appelle une ‘’comida’’. Un genre de resto d’un habitant local.

Tu te pointes, la personne te dit ce qu’elle peut te cuisiner selon ses ingrédients du moment,
tu comprends à peu près 7% de c’qui s’dit parce que t’as commencé à apprendre l’espagnol y’a 3 semaine faque tu dit ‘’si’’ pis ‘’gracias’’ assez de fois pour que la bouffe arrive.

Tu manges. C’est délicieux.
Tu dit encore ‘’gracias’’
Tu payes
Pis that’s it.

Aujourd’hui, j’pars à la recherche d’un chapeau de cowboy, ça fait 2 que je perds.
Ma en profiter pour trouver du café calissement trop fort parce qu’en ce moment;
c’est inacceptable.

C’est étrange d’arriver dans une ville où y’a du trafic pis des quêteux.
Après le silence infini des montagnes, c’est un changement drastique.
J’ai dépensé plus en une soirée ici qu’une semaine dans les montagnes.
Laisse moi ben t’dire que j’vais aller voir ailleurs si j’y suis!

Mais en tout cas, y’a de l’art icitte c’est pas croyable.
Des maisons colorées, peinturées à grandeur.
Y’a d’la galerie d’art au pied carré.
Un Bobcat se promène pis y prend son temps.

Bon. Faque j’suis sortie de la ville, finalement.
Ça m’a pris 3 heures à trouver le bon colectivo
En plein soleil de midi,
dans un marché de rue où tu y trouves de tout, même un ami.

J’ai dû demander à 4 personnes. Elles m’ont toutes donné des informations contraires
(ou peut-être c’était la même information dite de manière distincte à chaque fois pis j’ai rien compris. C’est possible, j’parle environ 3% espagnol après tout)

Ça m’a coûté 100 pesos de mon hôtel jusqu’au marché. 10 minutes de char.
40 pesos du marché jusqu’à San Augustin Etlan. 45 minutes de char.
J’pense me suis fait fourrer quelque part.
Mais bon, c’est aussi ça la vie de touriste!

Pendant cette aventure en plein trafic Mexicain, j’ai eu une émotion forte.
La mer me manque.
Y’a rien qui équivaut à se baigner 4 fois par jour dans la mer salée au fort courant.
Être graine à l’air à 6h du matin, au levé du soleil, sur une plage déserte, à s’baigner;
Y’a pas grand chose qui top ça.
Prochaine fois, m’a y rester plus longtemps.

P.S:: Tsé la mon aventure à chercher un colectivo dans un marché pendant 3 heures en plein soleil?
Ben j’ai appris par la suite que c’est l’endroit le plus dangereux en ville. Heureusement j’étais là , de 11h à 14h quand le soleil cuit la peau parce que les bandits font la sieste pendant c’temps la.
Le crime commence son shift à 16h.

P.P.S: À la publication de c’te chronique la, ma surment être rendu dans un ashram en Inde.
Tsé Félix, un ashram c’est un endroit où tu te lèves ben trop tôt pour faire beaucoup trop de
yoga pis tu fourre pas. Y’a pas de fourrage. Rien fuckall.
Tout ça pour dire que j’ai toujours pas fourré. Tu seras le premier averti quand ça va se passer.
Inquiète-toé pas la dessus.

Pis tsé, dans l’fonds, c’est pas mon premier Rodéo en solo.
L’intimité est un aspect de ma vie que j’ai souvent eu d’la misère à concrétiser.
J’suis un peu comme un cowboy perdu dans l’désert;
ya rien à fourrer dans l’désert faque y fourre pas.

Bon, l’analogie est pas mal cheap, mais dans l’fonds, c’est ça l’but.

N.6 Le Moine Cowboy

J’pas venu ici pour réinventer la roue.
Lorsque mon amie ma dit: ‘’ on s’en vas à la plage nudiste’’
J’ai acquiescé puis je n’ai pas prévu de maillot.

Et bien me v’là, les fesse à l’air dans le sable chaud.
Jamais auparavant dans ma vie, ais-je vue autant de couilles.
Bon… Ainsi va la vie!

Maintenant que je mets mes lunettes, il y a à peu près 40 personnes sur la plage, 37 sont des hommes. La représentation équitable des sexe a pris le bord. La plage aurait pu s’appeler ‘’la terre de la palourde royale’’

ou encore mieux: ‘’Des souris et des hommes’’

Ok, ok. j’arrête les jokes de queues, on a tous les 2 de meilleures choses à faire.

Flash forward 3 heures plus tard.
On est dans une danse extatique dans une auberge de jeunesse.
Il y a un jacuzzi, un sauna, de la musique forte et plein de belles gensses.

On y est entré à la manière du cowboy paumé: Tu marches vite en entrant par la porte principale, t’agis comme si la place t’appartient et voilà!

Party gratiss

À prendre le temps de bien observer, je vois les mêmes types de personnes d’ où je viens mais dans des corps différents. Oui, chacun possède sa propre saveur mais le plat principal est le même.

J’me dit qu’on ne peut pas réinventer la roue: le monde veut danser, rire et baiser.

J’peux comprendre ça.

Malgré avoir eu mes moments, mes années de party sont depuis longtemps évaporées.
J’ai toujours été plus moine que rockstar, de toute façon.
J’préfère prendre un café entre amis l’ après- midi et regarder les étoiles le soir.

Il y a un silence à l’intérieur. Il grandit.
Je ne sais pas où cela va me mener.
Vu qu’on est ami, j’vais être transparent avec toi.

Ça m’fait un peu peur.
J’connais pas le chemin du retour.

T’es tu déjà retrouvé dans un espace intérieur
sans couleur
sans jugement
sans préférence
Aucune pensée?

C’t’endroit la m’appel.

Je sais pas pourquoi, peut-être la liberté de la chose, peut-être par curiosité.

Quand j’y reste pour un certain temps, le monde entier devient le même.
C’est difficile de mettre en mot mais j’vais essayer de peindre une image.

La femme magnifique pis le vieux bum au coin de la rue?
Je ne vois plus de différence
Ma mère ou un étranger?
Chacun mérite tout autant de respect l’un que l’autre

En vérité, je crois être partit voyagé pour plonger pleinement dans cet endroit.
Pour voir où ça va mener.

En tout cas, excuse moi, je me suis laissé emporté un peu.

J’suis présentement voûté au-dessus de mon cahier d’écriture à un party.
Peut-être que ça serait le temps d’aller saupoudrer un peu de rockstar sur ce moine la.
Pour équilibrer les choses.

À plus amigos!

Pour Félix n.2

**Ce texte est écrit de manière plus trash car moi et Félix, on est trash. Soyez averti**

Yo man! j’ai vu une hot chix starter un 4roues comme une vraie barbare!
Absolument aucun respect n’était présent. C’était comme si son 4 roues était un vieux torchon sale digne d’être lancé dans l’pit à feu. J’pense que tu serais tombé amoureux.
Même moi ça m’a fait frémir.

J’ai aussi vu un des plus beaux coucher de soleil de ma vie.
Quand le soleil rouge s’est caché derrière l’horizon, les vagues se sont. déchaînées.
La mer était d’un bleu azur scintillant. Le ciel est devenu une explosion d’orange sans pareil pis la lune s’est montrée dans ses plus beaux habits de croissant squelettique.
J’pense j’suis tombé amoureux.

J’suis allé à un festival de pêche aujourd’hui. Y’avais des poissons de quasi 3 mètres de long pis d’autres vraiment laites et dodus. Du poisson au pied carré, man, ça sentait c’que ça sentait: le poisson.

Y’avait un genre de tailgate party style mexicain à l’entrée de la plage. Y choppaient du poisson pis y fumait ça sur un barbecue ben ratchet: Un vieux baril coupé en deux.

Icitte c’est la terre du hustle.
Toutes les occasions sont bonnes pour faire du business. ça me rappelle toi pis tes tires.
Tu te plairais bien dans l’coin.

Ah, en passant, j’me suis acheté un 4 roues.
5000 piasses US.
J’vais faire le tour du Mexique avec. Check ça:

Best deal ever!

Manque juste une coupe de bôtes mais ç’pas grave. j’t’appelerai si j’ai un problème.

Histoire de finir ça sur une bonne note, dans l’village y’a un vieux chien.
Yé lent, tout sale, les cernes jusqu’au plancher pis y’a la plus grosse paire de couilles que j’ai vue de toute ma vie. ça rivalise aisément avec celles d’un bœuf. J’ai pas pris de photos, j’me suis dit que y’aurait peut-être des enfants qui pourraient tomber sur mon blog.

Bref, j’espère tu vas bien, man!