C’est la saison froide qui s’entame.
Le crépuscule est à 16h.
C’est le temps de l’année parfait pour les vampires et les amateurs de night life qui travaillent le lendemain: la nuit est à 18h.
Par contre, le show commence à 9h. C’est juste dommage pour ton sommeil.

Le son unique du Bonze trio donne les jiggers comme un trop plein de café.
D’un flu créatif incommensurable, le band mélange le jazz, drum n’ bass, funk, musique moderne et le rock coulant.
Un trio qui, comme on dit dans la langue de ma bouche, ‘’tire en tabarnak’’.
Essayer de compter à s’en arracher les cheveux, les signatures de temps s’enfilent et je ne peux rien faire d’autre que de m’abandonner à la sauvagerie sonore de haute voltige.

Montréal la nuit, c’est un monde où tout est possible.
Si le band est bon, tu voyages d’en travers l’univers pour 20 piasses.
Le Bonze trio, c’est non seulement des musiciens universitaires sans pareil qui s’lancent la balle musicale l’un à l’autre mais aussi de grands amis. Ça se sait aux jokes qui meublent avec brio les crevasses d’entre tounes.

Lorsque l’hiver bât son plein, il faut braver le froid, la slosh et la fatigue saisonnière pour se rendre à la salle de spectacle. Tu hésites à rester chez toi mais une fois placé, tu ne le regrettes pas.
La vie, c’est court et je compte bien récolter les fruits de ma culture Montréalaise artistique.
Sans nos artistes, la night life montréalaise se résume à ‘’meh’’. Sans le public avec lequel partager leurs passions, aussi bien rester dans son jam space à jammer entre ami-es.

N’oubliez pas d’aller encourager et de profiter de ce qui se trame d’entre les murs de nos salles de spectacles après que le soleil ait tiré sa révérence.
Si tu hésites à sortir, fais comme nos artistes en hiver: tu dormiras en février.
Sauf si t’es à l’université; là tu dors jamais mais ça, c’est une autre histoire.
Veuillez m’excuser un instant, je dois délaisser le crayon en échange d’une danse enivrante et nerveuse aux sons du drum n’ bass qui se trame derrière moi.
Je reviens, attendez moi!
Et bien c’qui devait se passer arriva.
À force de danser, on oublie d’écrire.
Qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là?
On retourne danser le lendemain.
D’un univers à un autre, je me retrouve dans une transe africaine avec le dj Afrofoly et de Gotta Lago aux percussions.

Au conservatoire de musique de Montréal, j’me retrouve à une soirée de danse extatique. Appareil photo et crayon sont mes laissez- passer de la ville culturelle de nuit montréalaise.
Entre deux mouvements de danse bien rigides, je dégaine mon appareil et capture le feu de l’action. Ce soir, je suis le cowboy de la photo!

Du balafon aux chants africain en passant par le beat solidement moderne,
c’est un mélange des âges qui s’opère.
De jadis à aujourd’hui, c’est en compagnie de la danse que l’on retrouve la musique.
Elle est la parfaite ambassadrice de la transe.
C’est plus facile de partir loin lorsqu’un rythme nous tient bien enraciné.
C’est comme un arbre. Plus il est grand vers le ciel, plus il se répand dans le sol.
Plus la musique est bonne
Plus la danse s’enflamme.

Bon, et bien voilà. Vous devrez m’excuser, je dois encore une fois délaisser le crayon et vous laisser vaquer à vos occupations. Parfois,suite à une session de danse un samedi soir rendu 23h, le meilleur show en ville c’est d’aller dormir chez soi.
Ciao amigos!

































