N.13 La barbe pousse, les aventures continuent

Lorsque Pedro,
mon coloc du moment m’a demandé si je voulais aller à l’église pour des ‘’pasas’’
j’ai dit oui!

Je n’avais aucune espèce d’idée de c’que ça voulait dire mais quand l’aventure appel,
je réponds!

J’ai pu vaguement comprendre que c’était en lien avec de la nourriture.
J’venais juste de souper mais peu importe.
Une opportunité d’apprendre se doit d’être saisie.

En fin de compte, des pasas, c’est des frites graisseuses. pleine de mayonnaise et de fromage douteux. Un délicieux désastre.

Il y a tant de joie qui provient d’accepter les imperfections.
Les tournants d’autoroute impromptus
Les changement de plan surprenant
Les moments semi-malaisant où 2 personnes ne parlant pas le même language tentent de se comprendre
Se bourrer de frites, le ventre plein, dans l’espoir d’apprendre un nouveau mot d’espagnol
L’effondrement grandiose d’une fantaisie irréel

Ou encore mieux, le best of the best, d’arriver à la fin du trajet pour te rendre compte que t’as manqué ton arrêt, te rendre compte que t’as absolument aucune idée de où t’es et de quoi faire pour la suite. Pas de wifi icitte, bro.

Saluons l’imparfait!

Comme j’ai pu le mentionner par le passé, c’est les choses simples qui font toute la différence dans une vie.

Une fois encore, on m’a accueilli comme un ami. On m’a offert de quoi manger, un lit et de l’inclusivité. Faire la vaisselle par la suite me semblait être le déroulement logique des choses.

La vie coule aisément lorsque l’acceptation, la chaleur humaine et une communication claire font équipe pour entretenir un environnement qui tend vers l’épanouissement et la liberté.

J’me suis beaucoup questionnée sur mes choix. Sur ce que je crois être possible et les endroits vers lesquels je gravite. Une chose que j’ai pris conscience hier:
Je ne reviendrai jamais.

L’aventure que j’entame changera à tout jamais qui je suis.

Le processus de transformation est déjà rapide et fluide.
Encore plus maintenant que je suis loin de mon environnement de Montréal

Personne ne me connais
Personne n’attends quoi que ce soit de moi
Je peux me réinventer à chaque instant sans causer de turbulences.

Une nouvelle ville. Faire de nouveaux ami-es.
Encore plus barbu qu’hier
Le même bon vieux langage espagnol dont je comprends 12%

Me v’là à San Agustin Etla,
L’aventure continue!

Pour Félix n.3

*Attention* Cette chronique est spécialement écrite de manière plus trash.
Moi et Félix c’est comme ça que ça se passe.

Ok bro, j’suis en train de boire le café le plus léger ever.
C’est tellement décevant que j’ai décidé de t’écrire.

Pour ceuzes qui savent pas, moi et Félix on boit que du café trop fort.
Sinon, ça finit d’in vidanges.

Bref, j’reviens des montagnes. j’étais dans un village du nom de San Mateo.
T’aurais aimé ça. le vrai silence de campagne, des gens sympathiques pis une p’tite attitude redneck séduisante; ça brûle les vidanges par icitte.

Y’avait des endroits qu’on appelle une ‘’comida’’. Un genre de resto d’un habitant local.

Tu te pointes, la personne te dit ce qu’elle peut te cuisiner selon ses ingrédients du moment,
tu comprends à peu près 7% de c’qui s’dit parce que t’as commencé à apprendre l’espagnol y’a 3 semaine faque tu dit ‘’si’’ pis ‘’gracias’’ assez de fois pour que la bouffe arrive.

Tu manges. C’est délicieux.
Tu dit encore ‘’gracias’’
Tu payes
Pis that’s it.

Aujourd’hui, j’pars à la recherche d’un chapeau de cowboy, ça fait 2 que je perds.
Ma en profiter pour trouver du café calissement trop fort parce qu’en ce moment;
c’est inacceptable.

C’est étrange d’arriver dans une ville où y’a du trafic pis des quêteux.
Après le silence infini des montagnes, c’est un changement drastique.
J’ai dépensé plus en une soirée ici qu’une semaine dans les montagnes.
Laisse moi ben t’dire que j’vais aller voir ailleurs si j’y suis!

Mais en tout cas, y’a de l’art icitte c’est pas croyable.
Des maisons colorées, peinturées à grandeur.
Y’a d’la galerie d’art au pied carré.
Un Bobcat se promène pis y prend son temps.

Bon. Faque j’suis sortie de la ville, finalement.
Ça m’a pris 3 heures à trouver le bon colectivo
En plein soleil de midi,
dans un marché de rue où tu y trouves de tout, même un ami.

J’ai dû demander à 4 personnes. Elles m’ont toutes donné des informations contraires
(ou peut-être c’était la même information dite de manière distincte à chaque fois pis j’ai rien compris. C’est possible, j’parle environ 3% espagnol après tout)

Ça m’a coûté 100 pesos de mon hôtel jusqu’au marché. 10 minutes de char.
40 pesos du marché jusqu’à San Augustin Etlan. 45 minutes de char.
J’pense me suis fait fourrer quelque part.
Mais bon, c’est aussi ça la vie de touriste!

Pendant cette aventure en plein trafic Mexicain, j’ai eu une émotion forte.
La mer me manque.
Y’a rien qui équivaut à se baigner 4 fois par jour dans la mer salée au fort courant.
Être graine à l’air à 6h du matin, au levé du soleil, sur une plage déserte, à s’baigner;
Y’a pas grand chose qui top ça.
Prochaine fois, m’a y rester plus longtemps.

P.S:: Tsé la mon aventure à chercher un colectivo dans un marché pendant 3 heures en plein soleil?
Ben j’ai appris par la suite que c’est l’endroit le plus dangereux en ville. Heureusement j’étais là , de 11h à 14h quand le soleil cuit la peau parce que les bandits font la sieste pendant c’temps la.
Le crime commence son shift à 16h.

P.P.S: À la publication de c’te chronique la, ma surment être rendu dans un ashram en Inde.
Tsé Félix, un ashram c’est un endroit où tu te lèves ben trop tôt pour faire beaucoup trop de
yoga pis tu fourre pas. Y’a pas de fourrage. Rien fuckall.
Tout ça pour dire que j’ai toujours pas fourré. Tu seras le premier averti quand ça va se passer.
Inquiète-toé pas la dessus.

Pis tsé, dans l’fonds, c’est pas mon premier Rodéo en solo.
L’intimité est un aspect de ma vie que j’ai souvent eu d’la misère à concrétiser.
J’suis un peu comme un cowboy perdu dans l’désert;
ya rien à fourrer dans l’désert faque y fourre pas.

Bon, l’analogie est pas mal cheap, mais dans l’fonds, c’est ça l’but.